Vers des TIC « filles admises »

Comme au début de chaque année académique, nous examinons le nombre de filles qui ont opté pour les technologies de l’information et des communications. L’année dernière, nous avions enfin enregistré un résultat encourageant : une augmentation ! Mais la désillusion n’en fut que plus cuisante quand il nous est apparu que les femmes ne constituaient toujours que 7,5 pour cent de la population estudiantine ayant opté pour des orientations techniques. La pénurie en informaticiens est de notoriété publique et ne sera pas comblée avec les seuls garçons !

Il ne vous reste alors que deux choses à faire : tenter de convaincre les étudiantes de dernière année de secondaire ou alors éveiller les filles aux technologies beaucoup plus tôt. Cheryl Miller, présidente de Zen Digital – une organisation qui défend l’initiative STEM (Science, Technology, Engineering and Mathematics) en faveur des filles – a constaté sur le blog She Goes ICT de Data News que les filles prennent des décisions qui déterminent l’ensemble de leur vie dès leur quinzième année.

Il existe bien évidemment de très nombreuses initiatives visant à encourager davantage de filles d’étudier les TIC. À titre d’exemple, citons le Brussels Girl Geek Dinner, qui défend cette idée sur un ton léger, ou encore les Technoladies d’Agoria, comme exemple d’une campagne un peu plus sérieuse. Cisco a décidé de devenir partenaire et d’épauler la Girls in ICT Day, une initiative de l’Union internationale des télécommunications des Nations Unies organisée depuis 2011. Cette vidéo vous en apprendra davantage à ce sujet.

Le 24 avril, cinquante filles nous rendront une petite visite dans ce cadre (la journée « Girls in ICT Day » a lieu chaque quatrième jeudi du mois d’avril). Officiellement, il s’agit d’une « hands-on ICT exploration day ». Je souhaite personnellement les immerger dans notre laboratoire vidéo, toujours très impressionnant. Ou alors les guider dans le Technical Assistance Centre, le service d’assistance pour la région européenne. Une aubaine aussi pour celles qui ont la bosse des langues. Elles peuvent poser toutes leurs questions sur la technologie et les travaux dans notre secteur à nos collaboratrices. Dans le même temps, elles peuvent découvrir les coulisses d’une multinationale.

Le lendemain, nous visiterons le Parlement européen et nous pourrons assister en exclusivité à une réunion avec la commissaire Neelie Kroes. Pour participer à cette petite visite VIP, vous pouvez participer à un concours App Design jusqu’au 1er avril , car nous ne pourrons emmener que cinq filles au Parlement européen. Vous trouverez plus d’infos à ce propos ici.

Cisco se félicite de pouvoir participer à cette initiative. Il va de soi que les effectifs féminins de notre entreprise peuvent être revus à la hausse. De toute manière, nous misons toujours sur la diversité, un élément décisif de notre entreprise – nous avons même créé un programme spécialement à cet effet.

Si vous souhaitez donner un petit coup de pouce à cette initiative, vous pouvez devenir membre de notre groupe Facebook ou nous suivre sur Twitter via @GirlsinICTCisco. Vous pouvez aussi parler de ce blogpost à des amis avec des filles ou informer l’école de vos enfants. Il vous est aussi tout simplement possible de vous inscrire.

Ah oui, j’oubliais, l’année dernière, pas moins de 1 300 activités « Girls in ICT Day » ont été organisées dans 90 pays.

Comment cela, plus de routeurs ni de switches ?

Quelle ne fut pas ma surprise de lire la semaine dernière que Cisco n’allait plus se focaliser sur le matériel de réseau, mais bien sur les logiciels et les services… Une semaine plus tôt, j’avais toutefois eu un tout autre son de cloche. J’avais en effet appris de première main – de John Chambers, notre CEO, et de Padmasree Warrior, notre CTO – que nous allions encore davantage nous concentrer sur le réseau intelligent. À cet effet, il faut bien évidemment des routeurs et des commutateurs, qui plus est d’un type « intelligent ».

Je me rends encore une fois par an en personne à San José. Tous les autres entretiens se font via  TelePresence. Nous nous sommes donc envolés pour la Californie pour ces trois jours de strategy review. Outre John et Padma, les participants étaient tous de grandes pointures : Rob Lloyd et Gary Moore, les Présidents, Pankaj Patel, notre Head of Engineering,  Chuck Robbins et Edzard Overbeek, les SVP ventes et services, et nos principales équipes d’ingénierie et de marketing.

Cisco au cœur de l’Internet of Everything

Nos réunions se sont articulées autour d’un thème central : l’internet, dont Cisco a été l’un des pères fondateurs et qui n’a que 8 000 jours, est à l’aube d’une nouvelle vague de développement technologique. Il permettra d’encore augmenter le taux d’interconnexion et d’automatisation. Mes amis américains ont donné un nom à cette évolution : l‘ « Internet of Everything ».

Le réseau Cisco devrait à nouveau lui servir de squelette. C’est la raison pour laquelle nous misons encore davantage sur les quatre architectures que nous commercialisons depuis trois ans : Borderless Networks, Collaboration, Data Center et Video. Nous allons encore renforcer ces technologies et les doter de plus d’intelligence. Concrètement, cela suppose que nous combinions quatre éléments de base d’une manière unique : le matériel, les logiciels, les services et surtout les « application-specific integrated circuits » (découvrez-en davantage en vidéo, avec un joyeux luron). Les ASIC permettent au trafic réseau d’atteindre des vitesses inimaginables…

Notre trait distinctif est depuis déjà bien longtemps la Quality of Service : nous n’allons rien y changer. Par contre, le changement concernera le poids des logiciels et des services dans notre offre. C’est que les logiciels s’insinuent partout… Nos clients apprécient d’avoir une assistance professionnelle.  En revanche, le modèle de partenariat reste inchangé.

Reprises « logicielles »

La « logiciellisation » a donc de beaux jours devant elle. En témoigne SDN comme outil de virtualisation pour gérer le trafic réseau, sans accès direct au matériel réseau physique. Le « tout au logiciel » donc…  Grâce à la reprise de Meraki, nous aidons nos clients à gérer le Wi-Fi,  les routeurs et les appliances de sécurité via le nuage. Vous avez dit logiciel ! Une autre nouvelle filiale, Cloupia, fournit des systèmes de gestion et de configuration  pour les applications en nuage. Logiciel encore ! Ajoutons-y encore la téléphonie sur IP, IOS et les communications intégrées. Logiciel toujours !  Cette évolution est nécessaire pour offrir, en combinaison avec notre matériel puissant, des performances exceptionnelles au trafic internet de nos clients.

C’est ainsi que nous avons récemment lancé le concept de l’industry application automation platform, qui autorise plus d’automatisation via le réseau. L’intelligence du réseau Cisco assure un dimensionnement, un approvisionnement et une protection adaptés à la fourniture des meilleures prestations. Il forme l’architecture des villes intelligentes avec des systèmes de gestion du trafic qui le sont tout autant, mais également des applications en nuage.

Box-moving

La semaine dernière, la manchette du New York Times annonçait la fin du box-moving. C’est certainement correct, puisque nous avons pris congé du box-moving proprement dit il y a déjà trois ans environ. La puissance du réseau constitue plus que jamais le cœur de notre stratégie. Ce réseau est désormais plus intelligent, plus rapide et en « a davantage sous le capot ».

Au fait, avant que je ne l’oublie, je vous souhaite une nouvelle année très heureuse et prospère.

Tomorrow starts here.

tomorrow-starts-here

Qu’ont en commun des CIO belges, Louis Aragon et Marcel Proust?

En tout état de cause, les CIO qui ont participé au week-end EMC à Lille ont semble-t-il été particulièrement inspirés. Le groupe s’est mis en route le samedi en Q-city pour un périple en 2CV à cheval sur et de part et d’autre de la frontière belge, aussi appelée « de Schreve » dans la région.

Cette frontière se ponctue non seulement d’auberges locales avec leurs boissons à l’avenant, de reliques de la Grande Guerre, d’un authentique vigneron, mais également de temps forts de la classique Gand-Wevelgem comme le tristement célèbre Mont Kemmel.

En route vers la ligne finale, j’ai remarqué que mon pilote VRT était passé en mode grande vitesse. Jamais une 2CV n’avait virevolté aussi vite entre Ploegsteert et Lille. Je suppose que la 2CV avec le numéro 4 qui nous filait le train n’y était pas étrangère.

Nous avions donc fait le plein d’adrénaline lors du check-in à L’Hermitage Gantois de Lille. Cet immeuble du XVe siècle a été successivement un hôpital, un lieu de recueillement et un hôtel. EMC ne pouvait imaginer site plus appropriée pour vivre un moment de retraite avec les CIO. Le grand-prêtre de service n’était autre que l’inimitable Peter Hinssen.

 

En guise de mise en bouche, Peter nous a servi un certain nombre de ses dernières observations et expériences : des Smart Cities en Asie à la voiture sans conducteur de Google en Californie, au Fuelband de Nike, en passant par la stratégie numérique de Tesco et la cellule de réflexion de Rand Corporation. [1,2,3,4]

 

Son exposé s’articule autour du fait qu’il est illusoire d’essayer de prédire le monde sur la base de modèles plus ou moins statistiques à l’instar des essais réalisés en ce sens par Rand. Ce modèle remonte en effet à la guerre froide et est complètement désuet. « Le modèle a vécu », dit  Peter, « Vive VUCA. En effet, le monde actuel se caractérise par quatre éléments : Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity. »  [5]

Nous voilà donc avec nos 25 CIO : des cadors hautement qualifiés, sans exception des cracks de l’art du numérique et du raisonnement binaire. Certains sont même d’authentiques ingénieurs. Et pire encore : une seule femme !

Encore une chance que l’hôtel a conservé la chapelle originale, superbement intégrée soit dit en passant. Elle venait à point nommé, car pendant la pause, j’ai vu quatre CIO complètement désespéré s’agenouiller devant l’autel pour implorer l’aide du Très Haut. Les autres recherchaient une consolation en déambulant dans la superbe bibliothèque auprès de surréalistes français à la Breton, Aragon et Prévert.

Cette sérénité était toutefois de courte durée, car immédiatement après la pause, Peter a poussé le désespoir à son paroxysme avec sa réponse à la question « What do customers expect? »

-       "Make my life easier"

-       "Treat me as unique"

-       "Remember things for me" [6]

-       "Be fair and transparent"

Simple, n’est-il pas ? De quoi faire phosphorer nos CIO. Et comme si ce n’était pas encore assez, le grand-prêtre a asséné les déclarations suivantes :

-       "Digital and physical come together"

-       "What is your priority: innovation or operational excellence?"

-       "It is no longer about good enough, but about "is it perfect enough?"

-       "Architecture needs to become liquid"

-       "Failing fast" is better than "failure is not an option"

-       "Don’t ask permission, simply DO IT"

 

Après que le décor fut ainsi planté, les CIO ont collaboré dans le plus pur style MBA pour s’acquitter d’un certain nombre de tâches, de « business cases », ensuite présentés au groupe par un rapporteur. J’ai pu alors remarquer que le recueillement avait été propice à la réflexion et à l’évolution, car la plupart se sont accordés sur le nouveau rôle du CIO:

-       Be an Innovator

-       Be a Thought Leader

-       Seduce the Business

-       Remain the tough guy

À la fin, certains ont même versé dans le lyrisme, la meilleure preuve qu’ils vivent déjà pleinement dans le monde VUCA. Il semble qu’ils aient trouvé dans la bibliothèque la conclusion parfaite, signée Marcel Proust: « Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »

Avec tous nos remerciements à Alain Sohet et à EMC.

[1] http://www.songdo.com/
[
2] http://en.wikipedia.org/wiki/Google_driverless_car
[3] http://www.digitaltrends.com/watch-reviews/nike-fuelband-reviewhttp://www.smartinsights.com/digital-marketing-strategy/digital-strategy-development/tesco-marketing-strategy-in-2012/
[4] http://www.rand.org/
[5]  http://en.wikipedia.org/wiki/Volatility,_uncertainty,_complexity_and_ambiguity
[
6] http://www.strava.com/

Prosper, youp la boum, c’est le roi de l’entreprise…

 

Selon une étude de SD Worx, les PME seraient très  récalcitrantes à l’idée d’engager des collaborateurs quinquagénaires, voire quadragénaires. Eh bien dites donc !

 

Dans le cadre de mes fonctions précédentes, j’ai eu le plaisir d’ériger un département entier de toutes pièces, from scratch, comme le disent les Anglo-Saxons. Étant donné que le secteur ainsi que l’entreprise étaient particulièrement attirants, nous avons été submergés par une avalanche de candidatures de jeunes gens et jeunes filles branchés. Ils avaient tous un travail, mais voulaient nous rejoindre à tout prix et ont donc franchi le pas. Non pas pour a few dollars more, mais parce qu’ils avaient foi en notre projet. Zèle, créativité, plaisir et adrénaline, tout était réuni. J’ai eu plus de mal à les refréner qu’à les mettre à l’œuvre…

 

Un jour, j’ai reçu le CV d’un certain Prosper: quinquagénaire, au chômage, tout le contraire d’un look branché, pas vraiment expérimenté dans le secteur ni bardé de diplômes incontournables. Mais sincère, authentique, ardent au travail, beaucoup de bon sens et une bonne dose d’humour. Sans oublier une longue expérience de la vie… Un « willing », un homme plein de bonne volonté !

 

J’ai engagé Prosper parce que je trouvais que cet homme avait les qualités requises, parce que j’étais dans une position où je pouvais l’« aider », mais également pour contrebalancer les jeunes loups, plus pétris d’enthousiasme que d’expérience. L’effet a été très positif. Après une première valse hésitations dans les rangs des « jeunets », Prosper a été accueilli à bras ouverts. Plus tard, d’autres Prosper nous ont rejoints et l’équilibre entre les jeunes et moins jeunes a non seulement permis d’atteindre un mélange subtil sur le lieu de travail, mais a également contribué à l’épanouissement personnel de chacun. Le premier Prosper est resté jusqu’à l’âge de la pension.

 

Au sein de la même entreprise, j’ai également reçu un feed-back très positif d’un grand client qui a indiqué qu’il ne nous avait pas choisis « parce qu’il vous manque des cheveux gris… ». L’expérience était clairement déterminante pour ce client. Un cas isolé ?

 

Je refuse de raisonner en termes de « gouffre générationnel » et encore moins de m’y résigner. La diversité est une source infinie de richesses, non seulement dans l’environnement de travail, mais aussi pour l’épanouissement de tout individu. Il va de soi que la recherche de compétences doit présider à tout engagement, mais il convient aussi de rechercher suffisamment de différences et de complémentarité, également sur le plan de l’âge. Quoi qu’il en soit, j’en ai observé et expérimenté les avantages.

 

SD Worx ne devrait-elle pas réaliser une étude sur les avantages de la diversité ? Peut-être devrait-elle rencontrer Prosper…

Chaque inconvénient a son avantage


Chaque inconvénient a son avantage

Aujourd’hui, même les Norvégiens ne savent pas vraiment à quel saint se vouer en cas de verglas. Cela fait quelques heures déjà que je patiente à l’aéroport d’Oslo en nourrissant l’espoir d’un vol retour pour Bruxelles. Mais ne nous laissons pas abattre pour autant : comme je suis de toute façon bloqué, autant alimenter mon blog…

Je viens de passer trois jours fantastiques en assistant à la dixième édition de notre Public Services Summit. Cela fait dix ans déjà que Cisco organise une réunion au sommet pour le secteur public, avec des orateurs éminents et des participants qui le sont tout autant. Ce sommet coïncide toujours avec la remise des Prix Nobel de la Paix et est dès lors empreint d’une ambiance très spéciale.

Cette réunion au sommet porte sur cinq thèmes auxquels nous attachons une attention particulière : autorités centrales, collectivités locales, sécurité et défense, soins de santé et enseignement. Chacun de ces thèmes est illustré par des orateurs prestigieux comme l’ancien président mexicain et économiste Ernesto Zedillo ou le Dr Mohammed el-Baradei, l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’Énergie Atomique (AIEA). Le programme comprend également des ateliers interactifs qui ont suscité une participation très active tant sur le site que sur Twitter. Un de ces ateliers était dirigé de main de maître par notre Frank Van Massenhove national qui, en dépit de la bise glaciale scandinave, est parvenu à mettre le feu dans la salle. Nous n’en attendions pas moins de lui !

Un grand nombre de débats ont été consacrés à la réduction des budgets publics, du moins en Europe, et à la manière de gérer cette situation. Mais ne baissons pas les bras pour autant : cet inconvénient a également ses avantages, pour citer une légende du sport néerlandais. Tous les orateurs – je répète, tous – s’accordaient à reconnaître que la technologie peut donner une réponse à ce défi budgétaire.

Nous avons découvert des exemples de projets du Danemark – et ce n’est pas un hasard ! – où la prestation de services communaux et dans le secteur des soins de santé a pris une avance décisive en dépit d’un budget inférieur. Une avancée qui est due en grande partie à une utilisation intelligente et intensive de la vidéo.

Comme je l’avais déjà souligné sur Twitter pendant le sommet, j’estime qu’il est dommage qu’aucun responsable de la Région de Bruxelles-Capitale n’ait fait le déplacement. Le passage d’Irisnet I à Irisnet II constitue une chance unique pour hisser Bruxelles à un niveau supérieur, le niveau qu’une grande ville mérite et dont elle a besoin en tant que capitale de l’Europe.

L’événement d’Oslo était donc plus que passionnant, essentiellement aussi pendant la réception à l’hôtel de ville en présence des trois fantastiques lauréates du prix Nobel. Nous étions très honorés d’avoir pu vivre ce moment historique. Aussi très émus. De quoi faire très largement oublié l’attente du vol retour…

Darwin sur le lieu de travail

Infographic of Cisco Connected World Technology Study

Infographic of Cisco Connected World Technology Study

Pouvez-vous encore envisager l’existence sans internet, sans ordinateur portable et sans smartphone ? Comme je l’ai déjà confessé sur ce blog, ma jeunesse n’était pas vraiment une grande aventure numérique…  Il n’empêche qu’aujourd’hui je ne peux quasiment plus me passer de tous les avantages de cette technologie comme papy numérique et, a fortiori, dans le cadre de mes activités chez Cisco.

Certains ne peuvent plus s’en passer : c’est le cas de la plus jeune génération. Comme vous le pensez très certainement, on pouvait déjà s’en douter… Pourtant, en tant que fournisseur de technologie, nous aimons avoir un peu plus de certitude sur des évolutions aussi radicales et déterminantes. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous enquérir de la situation auprès des principaux intéressés, les plus jeunes.

Une enquête en ligne que nous avions commanditée immédiatement avant l’été auprès de 2 800 étudiants et jeunes salariés de 14 pays, nous a révélé quelques faits très révélateurs. Il ressort ainsi qu’un tiers des personnes interrogées estiment que l’internet est aussi important que l’air, l’eau, la nourriture et d’autres besoins fondamentaux humains. Plus de la moitié des participants affirment ne plus pouvoir vivre sans internet et le qualifie de « partie intégrante de leur vie ». Pour certains jeunes, l’internet est même plus important qu’une voiture, qu’un rendez-vous romantique ou qu’une sortie entre amis ! Gageons qu’ils puissent faire la part des choses à l’avenir…

Interactions en ligne

Pour citer un célèbre auteur-compositeur : the times are a-changin’. Alors que la génération précédente préférait encore les contacts sociaux personnels, les jeunes d’aujourd’hui les troquent de plus en plus pour des interactions en ligne. Plus d’un quart des étudiants interrogés estiment par exemple plus important d’être au fait des dernières nouvelles sur Facebook que de guindailler ou d’écouter de la musique. Neuf personnes interrogées sur dix ont un profil Facebook qu’ils consultent ou actualisent au moins une fois par jour. Un tiers le fait même au moins cinq fois par jour.

C’est précisément sur ce point que cette évolution devient vraiment intéressante, surtout pour les responsables des ressources humaines. L’enquête confirme en effet que la frontière entre nos sphères professionnelle  et personnelle s’estompe de plus en plus. C’est ainsi que sept jeunes salariés sur dix ont noué des relations d’amitié avec leurs managers ou collègues sur Facebook. Et plus de deux tiers des jeunes twitteurs suivent les évolutions de leurs managers ou de leurs collègues via le même canal.

Smartphones aussi populaires que desktops

L’enquête confirme l’intérêt croissant pour les appareils mobiles. C’est ainsi qu’un étudiant sur cinq utilise un smartphone pour accéder à l’information et au divertissement. Ce faisant, ces appareils sont déjà aussi populaires que les ordinateurs de bureau. Et comme les smartphones se retrouvent de plus en plus souvent sur le lieu de travail, nous devrons peut-être placer le travail mobile un peu plus haut sur notre liste de priorités.

L’expérience m’a appris que tout chef d’entreprise ferait bien de prendre au sérieux cette nouvelle génération de travailleurs. Leurs attitudes, leurs attentes et leurs comportements auront des répercussions sur quasiment tous les domaines. En premier lieu, logique, sur votre communication et sur le recrutement. Cependant, la protection, voire le pouvoir concurrentiel de votre entreprise, peuvent également être touchés. La réaction la plus intelligente consisterait à adapter sa manière de travailler à la nouvelle réalité. En consultant les résultats de notre étude, vous pouvez d’ores et déjà bénéficier des avantages d’évoluer en temps et en heure. Une absence d’évolution se solderait peut-être purement et simplement par votre disparition…

Detailled Report of Cisco Connected World Technology Study

Média social avant la lettre

Ma première expérience avec les médias sociaux remontent déjà aux années septante. J’ai eu le grand bonheur non seulement d’avoir vécu mai 68, mais également d’avoir pu approcher de grands provocateurs comme Jaap Kruithof, philosophe et grand agitateur, et Etienne Vermeersch. Autant de personnalités qui ont pimenté la cité d’Artevelde !

C’est aussi l’époque où l’on trouvait encore les bruine kroegen, ces bistrots aux boiseries patinées par des génération de fumeurs, à chaque coin de rue et où la variété flamande le disputait au rock : un peu de Zjef Vanuytsel ou une lampée de Frank Zappa ? Pas d’ordinateur de bord, mais une R4 avec un cardan brisé, pas de YouTube, mais des vinyles en 45 et en 33 tours.

CiscoSocial_Word_CloudL’immobilisme n’était pas une option. Nos pensées « révolutionnaires » devaient trouver un exutoire et devaient être entendues tous azimuts. C’est pourquoi nous avons planché sur un petit journal, forcément à contrecourant, où nous pouvions livrer nos avis tranchés. Internet ? Inconnu au bataillon. Tout comme twitter. Pas de PC non plus, mais une machine à écrire ; pas de touche retour mais du TippEx ; pas d’imprimante laser, mais du offset. Je m’étais nommé rédac’chef avec une véritable équipe de rédaction, y compris une secrétaire de rédaction. Que de nuits blanches…

Nous étions donc totalement immergés dans les médias sociaux, tant en termes de fond que de forme. Les thèmes étaient sociaux. Notre petit groupe était très orienté sur le social et notre mode de commercialisation l’était tout autant, puisque notre journal était vendu exclusivement dans des cafés. Je vous le disais : un média social avant la lettre.

L’e-mail n’existait pas, pas plus que les e-mails de haine. Par contre, beaucoup de commérages de comptoir et, ci et là quelques lettres de mécontentement, et, dans nos rangs, une belle montée d’adrénaline. Notre faillite a été assez rapide en raison de l’absence de publicité et de sponsors, mais notre liberté rédactionnelle était absolue. Nous en étions convaincus. C’était une époque en or.

J’ai immédiatement pensé à cet épisode quand Quadrant Communications m’a demandé de partager mon expérience en matière de médias sociaux au cours de son événement consacré aux médias sociaux pour les entreprises informatiques. (Voir la vidéo ci-dessous en néérlandais uniquement).

Aujourd’hui, quarante ans plus tard, je ne suis pas encore repenti et je me commets encore dans toutes sortes de médias sociaux, essentiellement inspirés par Cisco. Merci Cisco !

À la maison, j’ai encore quelques exemplaires de mon petit journal et la secrétaire de direction est encore à proximité, aussi de jour.

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