Un cadeau d’anniversaire original

 

Ah, trouver les cadeaux idéaux… Chaque année, la tâche est plus difficile, non seulement pour la Noël, mais aussi pour les anniversaires. N’avons-nous pas déjà tout ? Cette année, j’ai offert l’Internet of Everything (IoE) à ceux qui me sont chers. Un cadeau original !

Cisco prévoit que le marché de l’IoE brassera 14 bilions de dollars ces dix prochaines années. Selon General Electric, il transformera des secteurs entiers. La plus grand défi de l’IoE est de retirer de la valeur des innombrables connexions entre les hommes, les processus et les objets, et des données générées par l’ensemble de ces connexions.

Je pense à des éléments qui mettront notre vie quotidienne sens dessus dessous, comme le trafic assisté par ordinateur dans les villes intelligentes. Cependant, l’IoE offre déjà une solution à certains problèmes personnels moins bouleversants. Une solution que nous pouvons tout simplement vendre en magasin…

Voici un exemple pour illustrer mon propos : Fitbit. Il suffit de le porter au poignet et l’appareil enregistre tous vos mouvements et affichent certaines tendances sur l’app de votre smartphone. Vous pouvez ainsi suivre de très près les calories brûlées et le niveau d’activité. Ce Fitbit est aussi commercialisé pour les chiens. Cette version communique avec votre smartphone et indique si votre chien court, dort ou joue. De cette manière, vous avez toujours un peu de votre chien avec vous, même au bureau.

L’IoE veille aussi sur l’arrosage en temps et en heure de vos plantes. À l’aide de capteurs sans fil placés dans les pots de fleurs, vous mesurez le niveau d’humidité, de lumière et de nutriments. En cas de déficit, « votre plante » envoie un message sur votre smartphone.

Cette intelligence se retrouve aussi dans le sport. Capteurs et logiciels permettent à des équipes professionnelles de mesurer certains paramètres impossibles à quantifier par le passé. Par exemple, la vitesse à laquelle évolue chaque joueur au cours d’un match. Vous pouvez ainsi, le cas échéant, adapter votre schéma d’entraînement. Le grand public y trouvera aussi son bonheur. Un petit dispositif placé sur votre raquette de tennis permet de mesurer la vitesse et les mouvements, et envoie 1 000 points de données par seconde à une app. Vous avez ainsi tous les éléments nécessaires pour améliorer votre technique.

Il semble pour le moins surprenant que l’IoE puisse constituer un marché de 14 billions de dollars avec ce type de gadgets. Rappelons-nous toutefois que lorsque l’électricité est apparue, l’une de ses premières applications domestiques a été la sonnette. L’IoE transformera donc radicalement notre vie quotidienne, plus que l’électricité ne l’a jamais fait.

 

 

Tout va bien !

Récemment, j’ai pris connaissance de quelques articles inquiétants sur l’informatique belge. Selon Gartner, un léger recul des commandes de services informatiques a été enregistré en 2013, la vente des ordinateurs a atteint le creux de la vague, et le nombre de faillites a atteint des records dans le secteur informatique belge. Inquiets ? On le serait à moins ! Quand on m’interroge sur la situation au sein de notre entreprise, j’ai une réponse toute prête : tout va bien ! Cisco a même enregistré des progressions considérables dans certains segments de marché comme celui des serveurs.

Traditionnellement, ce sont nos amis des centres de données IBM et HP qui mènent la danse. En à peine quatre ans, Cisco détient déjà 5 % du marché global des serveurs. Bien que Cisco se concentre presque exclusivement sur les serveurs à lames, nous occupons d’ores et déjà la quatrième place, avec cinq pour cent. En 2013, la vente de systèmes d’informatique unifiée (UCS) a explosé, affichant une augmentation de 58,5%, une véritable surprise pour certains observateurs.

Selon IDC, Cisco détiendrait déjà 20% de parts de marché dans le segment des serveurs à lames. Comment s’explique ce succès ? Par rapport aux serveurs à montage sur rack, ils n’ont pas d’alimentation directe qui est centralisée dans le châssis (ou rack).Ce faisant, vous économisez surtout sur le câblage (77%), mais vous consommez aussi moins d’électricité et de puissance de refroidissement, soit une baisse des coûts de 54%. Par ailleurs, cela permet aussi de réduire les frais de gestion de 61% et les frais d’exploitation de 41%. De quoi intéresser toutes les entreprises, aussi les grandes…

En parallèle, on constate aussi la montée en puissance des systèmes convergés (informatique, stockage, commutation et virtualisation tout en un). Deux des plus florissants, V-block et Flexpod, ont un UCS sous le capot. En chiffres, la croissance est encore plus spectaculaire: en mai 2011, nous avions 5400 clients UCS dans le monde. En 2012, ils étaient 13 000 et en décembre 2013, 28 000. Et nous restons encore numéro 1 avec nos composants réseau. Tout va donc bien, merci !

Personnaliser la visite à l’hôpital

Fort heureusement, cela n’arrive pas souvent, mais chaque fois que j’ai un rendez-vous à l’hôpital, je ne prévoie expressément aucun autre rendez-vous. Une fois que vous vous êtes inscrit à la réception et que vous avez trouvé le bon étage et le bon service, une demi-journée est terminée. Et puis commence la longue attente…

Cependant, un réseau Wifi et un smartphone peuvent changer la situation du tout au tout ! Dans mon monde idéal, je me présente à l’hôpital comme patient ou visiteur, et m’enregistre rapidement à la réception en ligne via le réseau Wifi gratuit de l’hôpital. Une app de géolocalisation me guide ensuite jusqu’à l’endroit du rendez-vous.

Mon médecin est immédiatement averti de mon arrivée. Mon dossier médical s’affiche directement sur son écran pour qu’il puisse préparer la consultation. La télévision s’allume automatiquement quand je rentre dans la salle d’attente via le magnétoscope numérique dématérialisé de Cisco (cloud DVR). Ce téléviseur conserve des émissions télévisuelles dans le nuage de telle sorte que vous puissiez les suivre partout.

Un peu plus tard, le médecin entre avec sa tablette où il vient de consulter mes données. Le réseau sait qui je suis et sait que le médecin est arrivé. Le magnétoscope dans le cloud s’éteint et le téléphone sur IP du cabinet s’adapte automatiquement au profil du médecin. Vous pensez que c’est de la science-fiction ? Que nenni, tout cela est déjà possible avec la Connected Mobile Experience (CMX).

Cette technologie permet de détecter chaque appareil sans fil et de le localiser via le réseau Wifi. Il est ainsi possible de proposer au patient et au visiteur certains services sur mesure qui sont de nature à rendre toute visite à l’hôpital plus agréable.

CMX

La CMX ne se limite pas qu’au secteur des soins de santé. Le réseau sans fil peut aussi transformer aéroports ou hôtels en structures innovantes afin de proposer des services géolocalisés. La Connected Mobile Experience n’est qu’un exemple illustrant comment l’Internet of Things pourra faciliter notre vie.

Émotions en B2B

Nous avons tous, dans des mesures diverses, nos marques préférées. Cela se manifeste chez moi dans de petites choses comme mon café et ma marque de vélo de course. En revanche, chez d’autres, cela peut concerner les vêtements, les voitures, etc. Afin de trouver l’entreprise qui a noué les liens émotionnels les plus solides avec ses clients, nous devons, à notre grand étonnement, chercher en dehors du marché de la consommation.

Dans le cadre d’une étude récente, le bureau de conseils CEB et Google se sont penchés sur les actions entreprises par les équipes de marketing pour tisser des liens émotionnels avec leurs clients et ainsi ajouter de la « valeur personnelle ». Il ressort de cette étude que les clients sont davantage liés sur le plan émotionnel avec les marques B2B. Mais il y a mieux encore : on y apprend ainsi que les clients B2B sont émotionnellement le plus liés à Cisco.

La raison de ce lien fort réside dans le risque de la décision d’achat. Plus le risque est élevé, plus grande est la chance de créer un lien émotionnel vigoureux avec la marque. Notre technologie permet aux entreprises de fonctionner : le droit à l’erreur n’est quasiment pas autorisé. Ce faisant, l’acheteur a une part de responsabilité plus grande.

Mais comment expliquer la première place de Cisco ? Nous la devons surtout à notre capacité à créer et à communiquer des « valeurs personnelles », entre autres via nos partenaires. Nous le faisons, par exemple, en dispensant des formations et en délivrant des certifications à nos meilleurs partenaires sous la forme de partenariats Premier, Silver ou Gold. Cisco investit dans sa marque et renforce ainsi son image et les liens émotionnels avec ses clients.

Nous sommes aussi parvenus à transposer notre offre technique dans une langue compréhensible. En nous adressant toujours aux clients dans leur propre langue, nous avons créé une relation de confiance. De cette manière, nous réduisons le risque d’être associés à des échecs. Bien que les acheteurs soient des individus avec leur personnalité propre, ils partagent les mêmes doutes et incertitudes. Cisco a pris conscience du fait que les clients n’achètent pas seulement en fonction du prix ou des possibilités d’un produit. Il faut aussi que le courant passe, question d’instinct…

Le guichet communal au coeur de votre centre commercial

En période de reprise économique, l’on ne peut déroger à la règle de la rigueur budgétaire. Il convient ainsi de réaliser des économies à tous les niveaux : fédéral, régional, voire communal. Ce n’est pas chose aisée, car la charge des pensions des communes augmentent partout, comme ne le manque pas de le souligner la VVSG, l’Union des villes et des communes flamandes. Conséquence : des coupes sombres dans la fonction publique, avec une perte de 435 emplois à Gand, 104 à Courtrai, 1 420 équivalents plein temps dans le district d’Anvers. En tant qu’habitant de Brecht, ce débat ne m’a pas concerné… pour le moment, mais il faut se rendre à l’évidence : toutes les communes devront bientôt écrémer leurs effectifs. Cette réduction de personnel risque d’être synonyme de longues files aux guichets…

Avec un peu de chance ou en adoptant le Nouveau Travail, il est possible – c’est mon cas – d’adapter son emploi du temps quotidien afin d’y insérer les démarches administratives à la commune. Ce n’est fort malheureusement pas possible pour la grande majorité de la population. « Les personnes qui exercent une fonction classique doivent prendre un jour de congé pour se rendre à la maison du district », indique l’échevin anversois. Pour les communes, ce sera une véritable gageure de maintenir la qualité de leurs services à niveau.

Guichet virtuel

Barcelone et Nice ont lancé une initiative pionnière qui ne déparerait pas nos communes : le « Virtual Citizen Services Centre ». Sur le chemin du travail, les citoyens peuvent faire un petit détour par le guichet virtuel dans la gare ferroviaire, l’agence bancaire ou le bureau de poste pour un entretien en face à face avec un fonctionnaire via un dispositif de vidéoconférence.

À l’aide d’une imprimante, d’un scanner ou d’une caméra de transmission de documents, il est possible de mettre en règle tous les formulaires administratifs afin de délivrer de nouveaux permis de conduire, des permis de bâtir, des déclarations de naissance, etc. Le citoyen peut signer des documents et les placer sous la caméra pour les transmettre à un expert à distance. Comme s’il était vraiment à la maison communale…

Ces solutions simplifient le fonctionnement de chaque pouvoir public. La seule chose nécessaire est une connexion internet. Grâce à notre couverture en internet haut débit, cela ne devrait pas poser de problème.

Si certains citoyens apprécient beaucoup les possibilités de l’e-government, d’autres préfèrent avoir un contact personnel. Le guichet virtuel de Cisco réconcilie les deux points de vue. Cette approche permet à la commune d’étendre les services des guichets en dépit des coupes sombres dans les effectifs administratifs. À l’instar des points Poste déjà connus dans les supermarchés, les guichets communaux seront bientôt disponibles entre deux courses. Vous avez dit facilité ?

Bart Vanden Wyngaerd

Bart Vanden Wyngaerd est Country Lead Collaboration chez Cisco Belux et blogueur invité sur le Pol’s blog.

à la recherche de l’app phare

Les smart cities ou villes intelligentes comme San Francisco, Songdo ou Barcelone permettent d’ores et déjà de se faire une bonne idée de la réalité de l’Internet of everything. Sous nos latitudes, j’ai toutefois l’impression que ce terme est encore quelque peu occulte, et que nous intégrons encore trop peu d’informatique intelligente dans notre vie de tous les jours, exception faite de la domotique, des ordinateurs et des smartphones. C’est la raison pour laquelle nous devons encore patienter pour les apps phares ou vedettes, baptisées killer apps par les Anglo-Saxons, qui influenceront notre vie quotidienne.

IoE

L’histoire nous a déjà réservé un certain nombre d’applications de ce type qui, involontairement, étaient le point de départ d’une nouvelle industrie. Ainsi, à la fin des années septante, le jeu informatique japonais Space Invaders a été l’étincelle précédant l’avènement d’Atari. Il est donc le précurseur de la gigantesque industrie du jeu que l’on connaît aujourd’hui. Le même constat s’applique à VisiCalc, le premier tableur qui a transformé l’ordinateur en instrument professionnel.

Étant donné que l’Internet of everything relie tout et tout le monde, il est la porte ouverte à toute une série de killer apps dans différents secteurs, par exemple dans le cadre de l’informatique industrielle.

Les entreprises industrielles sont souvent aux prises avec des pics de consommation d’énergie parce que leurs systèmes pêchent par un manque d’intelligence et de communication réciproque. Autant d’éléments qui grèvent considérablement la facture. L’Internet of everything vous permet d’écrêter ces pics en formulant des prévisions plus précises à l’aide, entre autres, de capteurs intelligents, et en harmonisant la collaboration et le dialogue entre les machines (machine-2-machine). Une application qui détient l’intelligence nécessaire stabilisera les coûts énergiques et permettra d’économiser 20 à 30% du budget consacré à l’énergie. Compte tenu des montants astronomiques des factures des grandes industries, les montants en jeu sont considérables. Ces économies permettent de réduire les coûts de production et donc le prix client. On le voit, l’Internet of everything influence ainsi notre compétitivité, notre emploi et, partant, notre vie quotidienne.

Avec les smart cities, l’Internet of everything est moins conceptuel que nous le pensons. IDC estime que le marché mondial pèsera 8 900 milliards de dollars en 2020. Selon des spécialistes de l’intelligence artificielle comme Ray Kurzweil, le rythme d’innovations actuel représente un progrès de 20 000 années au 21e siècle, soit mille fois plus que le siècle précédent. Depuis l’Arpanet, en 1977, nous voulons relier les objets. L’Internet of Devices connecte aujourd’hui deux fois plus d’appareils que d’hommes. Cependant, cela ne fait que 1% des objets ! L’Internet of everything n’est pas perceptible, mais on peut se faire une bonne idée de son potentiel. Pour une killer app, par exemple.

Le rôle crucial de l’innovation dans la reprise économique

Depuis déjà une petite semaine, notre Prince, Philippe, accompagne une délégation d’un peu plus de 200 entrepreneurs belges dans une véritable « tournée » californienne. Elle a été accueillie aujourd’hui au siège central de Cisco à San José. De concert avec les Vice-présidents Edzard Overbeek et Guido Jouret – un Belge de surcroît ! – j’ai fait part à la mission économique de notre vision et de notre stratégie, et j’ai souligné les principales tendances économiques et technologiques tant dans le monde qu’en Belgique. L’innovation était un des thèmes phare à l’ordre du jour.

Même si la Belgique a relativement bien résisté à la crise, l’OCDE a pointé dans son étude économique de la Belgique 2013  que la faiblesse de la demande locale et une croissance lente des exportations pèsent sur la reprise économique. L’organisation a prévu dans ses récentes « Perspectives économiques de l’OCDE » une croissance de 1,1% du PIB, à comparer à une croissance générale de l’OCDE de 2,3%. Aux États-Unis, nos activités suivent à nouveau une courbe ascendante, c’est très prometteur. Les résultats de Cisco sont toujours un baromètre fiable de l’économie. Si elle peut afficher une croissance de 2 à 3 pour cent, les États-Unis pourront à nouveau créer plus d’emplois. Dans sa foulée, l’Europe repartira de plus belle et la croissance belge sera relancée.

C’est la raison pour laquelle cette mission entend mettre en contact des entrepreneurs belges et des entreprises prestigieuses, entre autres, de la Silicon Valley, de manière à échanger des idées, nouer des relations d’affaires et découvrir de nouvelles possibilités commerciales. Cisco consent chaque année des investissements, à hauteur d’un peu plus de quatre milliards de dollars, à la recherche et au développement afin d’élargir ou d’améliorer son offre, et de pouvoir ainsi pénétrer sur de nouveaux marchés ou augmenter sa part sur les marchés existants. La Belgique se situe quant à elle dans le milieu du tableau de l’indice d’innovation européen, avec 2,4% du PIB consacré à l’innovation.

Le mois dernier, le président de la FEB, Pieter Timmermans, avait déjà épinglé lors de Cisco Connect la faiblesse des investissements publics dans le domaine de l’innovation en Belgique ainsi que l’accès difficile au capital-risque. Selon lui, la Belgique ne vend pas non plus suffisamment ses produits à l’étranger. La Commission européenne a toutefois calculé qu’un peu plus de 60% des entreprises belges avait résolument joué la carte de l’innovation en 2012 dans le cadre de produits, de processus, de marketing ou de leur propre organisation. Seule l’Allemagne a fait mieux, avec près de 80%. Ces chiffres prouvent que la Belgique détient effectivement un potentiel de croissance.

Pour illustrer notre propos, prenons Cisco Connect, notre grand-messe annuelle. Cette année, un peu plus de 500 clients et partenaires belges ont participé, depuis Imagibraine, à cette conférence et vidéoconférence paneuropéennes avec un peu plus de 4 000 participants dans dix pays. Cisco Pays-Bas en propose d’ailleurs un compte rendu plutôt souriant. Pour passer d’un pays à l’autre et avoir des images haute définition d’une netteté exceptionnelle, l’on s’attendrait à l’utilisation d’au moins dix énormes voitures de (re)transmission. Que nenni ! Grâce à nos ingénieurs vidéo de Courtrai, il n’a fallu qu’un seul appareil de transmission de la taille d’une boîte à chaussures !

Ce n’est d’ailleurs par leur première prouesse. En effet, Cisco a récemment reçu deux Technology & Engineering Emmy Awards : un pour le développement de l’infrastructure numérique pour intégrer la publicité télévisuelle sur le câble et un second pour une nouvelle technologie pour les enregistreurs vidéo numériques « multi-room ». Ces systèmes sont commercialisés dans le monde entier, mais ont été développés par notre site de Courtrai qui se charge de la recherche et du développement de la télévision numérique.

C’est pourquoi je suis convaincu que les pays européens peuvent faire preuve d’esprit d’innovation quoiqu’en pensent d’aucuns… L’Europe du Nord a toujours misé rapidement sur les technologies innovantes. J’en veux pour preuve que le networked readiness index est déjà dominé depuis des années par les pays scandinaves et les Pays-Bas. Des pays en pleine expansion comme l’Estonie comblent leur retard à grandes enjambées. La Belgique n’a quant à elle jamais pris vraiment de retard et dispose d’un bon système d’enseignement. Dans notre centre de recherche sur la vidéo de Courtrai, nous prouvons chaque jour que la Belgique détient le talent et les ingénieurs pour jouer résolument la carte de l’innovation.

La cyberéconomie à la base de la reprise économique

Nous attirons aujourd’hui l’attention des entrepreneurs belges sur une source économique gigantesque : l’internet, une réalité qui ne cesse de grandir. Tout investissement dans l’infrastructure internet stimule l’innovation et la création d’emplois, comme le souligne justement le Boston Consulting Group. Pour chaque emploi « traditionnel » perdu, la cyberéconomie en crée 2,6. Les opportunités sont légion dans les soins de santé, l’enseignement, la gestion de l’énergie et de la circulation. La Belgique est un petit pays, certes, mais a la densité de trafic la plus élevée en Europe, avec une perte du PIB consécutive aux embouteillages estimée à 2% du PIB.

Aujourd’hui, nous avons donné aux entrepreneurs belges plus d’informations sur les smart cities que nous construisons. Nous avons, entre autres, abordé le cas de la ville sud-coréenne de New Songdo City dont « notre » John Baekelmans a été un des initiateurs en qualité de CTO pour notre division Smart Connected Communities. Cisco y a placé des capteurs tous azimuts, dans les escaliers roulants, l’éclairage, etc. Un exemple : nous avons installé 1 600 caméras publiques dans New Songdo City. Quand vous entrez dans la ville en voiture, la caméra reconnaît votre plaque. Le système envoie alors immédiatement un signal au chauffage ou à la climatisation de votre maison ou de votre bureau pour que la température soit adaptée à vos besoins et à votre horaire. Nous y avons aussi installé un appareil de vidéoconférence dans chaque maison et avons relié toutes les voitures et le réseau routier. Le coût des transports publics et la conduite pay-as-you-drive fluctuent ainsi en fonction de l’intensité du trafic. Si vous prenez votre voiture, un système intelligent vous guide vers la place de stationnement libre la plus proche. New Songdo City est pilotée par l’information et l’intelligence…

Smart government

Je vous entends déjà penser : Songdo a été construite de toutes pièces – tout est alors nettement plus facile. En fait, une des tâches de John était d’adapter la technologie de telle sorte qu’elle puisse aussi être utilisée pour le « retrofit », la modernisation des installations d’une ville existante. C’est le cas déjà à Barcelone. La ville fait œuvre de pionnier avec une initiative qui ne déparerait pas à Bruxelles : le « Virtual Citizen Services Centre ». Dans une sorte de cabine, les citoyens ont ainsi accès à une communication vidéo où ils peuvent régler toutes leurs obligations administratives. La ville de Barcelone entend aussi permettre à ses habitants d’introduire des demandes de permis de bâtir par cette voie. Ces cabines peuvent être placées dans des bureaux de poste, des centres commerciaux, des bibliothèques, etc. Ce type de solution simplifie le fonctionnement de toute administration publique, car il suffit en effet de disposer d’une connexion internet.

C’est la raison pour laquelle Cisco investit chaque année 12% de son chiffre d’affaires dans la recherche et le développement. « If you don’t change, you get left behind », a récemment déclaré notre CEO John Chambers dans De Tijd. Nous sommes d’avis que l’« Internet of Everything » représente un marché de 14 400 milliards de dollars. Des millions d’emplois pourraient être créés. Si la Belgique investit intelligemment, elle pourra avoir sa part du gâteau…

Belgium

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